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10:18 AM|Vendredi, 04 Juin 2004| |
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Fougue fragile
Les jours se pressent et le temps défile.
Immobile devant ce spectacle qu'est le quotidien nous arrivons même plus à prendre le temps de s'abandonner à des désirs profonds.
Ils restent enfouis dans nos pensées et l'on se dit toujours...
Demain...
Oui, mais à force de porter ces espérances on en oublie l'essentiel.
Recroquevillé au devant de cette scène qu'est la vie, on s'endort les yeux grands ouverts et on s'enferme dans une cage verrouiller par l'ennui.
Où est passée la folie .
Ce tourbillon scintillant de démence qui permet au corps et au coeur de se réchauffer, mais surtout réveiller ce plaisir en soi d'être enfin nous même.
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10:29 AM|Jeudi, 10 Juin 2004| |
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Soupir...
Se languir de toucher le bonheur…
Celui qui fait tourner la tête et qui donne l’impression de prendre une rafale de gaîté en plein cœur.
Une ivresse…
Oui une grande réjouissance que de voir apparaître un beau sourire sur un visage tout en offrant naturellement le sien.
Effleurer l'extase au son d'une voix.
Murmurer des envies défendues et fondre devant des désirs.
Marcher en semant un panaché de fleurs multicolores, au parfum très envoûtant et y laisser derrière soi, juste un soupçon d’air frais, comme un soupir profond.
Partager une complicité et s'ouvrir au-devant des autres pour s'imprégner d’essence euphorique.
Rien n’est plus beau que de ressentir la joie au travers de toutes ces émotions, mais surtout admirer un regard.
Le voir s’illuminer comme une flamme scintillante d’une bougie.
Respirer....
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08:46 AM|Jeudi, 24 Juin 2004| |
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Un jour il y aura...
Des années entières de bonheur où l'on pourra dévorer ce qui nous touche, ce qui nous inspire, ce qu'on respire.
Les fontaines couleront comme jaillira la force en chacun de nous.
Des journées sans vide et sans l'intime certitude que nous sommes impuissants face à la vie.
Chasser ce pantin que l'on porte en soi et qui nous écrase petit à petit.
Des heures interminables où se mêleront joie et bien-être.
Un sourire au coin des lèvres, une lueur dans les yeux.
Plus de trahison et de silence cruel.
Des secondes..
Pas une seconde où l'on se sent incapable d'avancer dans nos envies et dans nos espérances.
Lâcher sans peur ses regrets trop pesants et continuer à avancer vers son propre chemin.
Ce jour viendra...
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10:34 AM|Mardi, 29 Juin 2004| |
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Asile de paix
LLa solitude peut être très pesante.
Peut-être un peu trop parfois.
La chute vers l'isolation est incontrôlable.
On a beau se plonger dans un cocon protecteur bien propre à soi, on s’imagine quand même que tout va se détruire autour de soi.
Le beau ciel bleu s’assombrit...
Les feuilles des arbres jaunissent...
On marche en hurlant intérieurement.
Personne ne nous entend.
C'est comme ci que nous étions devenus transparents… Mais pourtant vivant.
On est comme accrocher par des doutes et des craintes qu'on avait encore même pas imaginer.
Ensuite une boule dans la gorge se forme.
On a du mal à déglutir et les larmes ne peuvent s’empêcher de couler.
Une des seules délivrances, face à cette averse de solitude, reste l'évasion cérébrale.
Celle où, en cachette, seul dans sa tête, on apprécie quelques parcelles de vie.
On vole à la vie, à notre propre vie des moments de pûr bonheur.
Seul... car bizarrement et injustement, on repousse toute main tendue.
On rêve de solitude nécessaire pour se retrouver en repoussant cette solitude injuste et inexpliquée.
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